On est durable et responsable, et on va dans l’espace

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Dossier. Comme nous l’avons constaté hier soir durant la soirée de lancement de Voyages TravelBrands, les technologies ne sont pas le seul sujet qui meuble largement les conversations durant lesquelles on veut absolument faire voir qu’on est dans le vent.

La durabilité et toutes les initiatives pro-environnementales qui vont avec, aussi.

Le tour opérateur a plongé sérieux dans les technologies, et se targue aussi d’être soucieux de l’environnement : « nous sommes devenus verts cette année. Il n’y a plus de brochure, tout se fait de façon électronique. La durabilité est continuellement dans nos pensées en ce moment. On aborde le sujet de façon très sérieuse. On essaye d’être des leaders dans ce domaine » nous a confiés Frank DeMarinis, président et chef de la direction de Voyages TravelBrands.

Hier soir toujours, au cours d’un entretien en privé avec Monsieur DeMarinis, le tourisme de l’espace s’est aussi pointé le bout du nez.

C’est que Voyages TravelBrands est l’un des rares tours opérateurs dans le monde – et le seul au Canada – à offrir, en toute fierté, des voyages de 6 heures dans l’espace pour 125 000 $US le siège, avec Space Perspective, à Cap Canaveral, en Floride.

Mais voilà que ceux qui suivent de près les courants pro-environnementaux savent que le tourisme de l’espace est largement critiqué dans ce domaine.

« Devant une situation écologique mondiale qui fait l’objet des pires pronostics, n’est-il pas temps de mettre fin à ce genre de projet complètement déconnecté de la réalité environnementale ? La capacité technique et les moyens financiers de faire quelque chose nécessitent-ils vraiment qu’on le fasse ? » soulignait-on entre autres ici dans ce dossier intitulé Le tourisme spatial, une aberration écologique.

Les Greta Thunberg de ce monde n’ont pas fini de prendre des voiliers pour traverser les océans, pour faire entendre les voix inquiètes des jeunes : les sièges disponibles en 2023, dans cette capsule spatiale pour touristes, sont TOUS vendus. Et 2024 afficherait aussi un bordereau des résas pas mal rempli. « Si vous avez des clients qui sont intéressés, il faut envisager 2025 » a souligné Lina Côté.

Open Jaw Québec : « est-ce responsable d’offrir des voyages dans l’espace? »

Frank DeMarinis

Frank DeMarinis : « dans notre industrie, beaucoup d’argent est dépensé pour limiter les impacts sur l’environnement. Cela dit, nous constatons que de plus en plus de voyageurs veulent ce genre d’aventures. Et nous souhaitons être un tour opérateur qui va leur permettre de réaliser leur souhait. »

Faut-il vraiment aller jouer dans cette direction? On vous laisse réfléchir à la question.

Photo: Isabelle Chagnon